Une à une, mes illusions s'effondrent comme un jeu de cartes. Ton dernier souffle n'a pas suffit pour les garder en place. Mais le fou lui, n'a pas bougé. Il est toujours dans la même case, à droite du roi, et y est ancré comme si on lui avait cloué les 4 membres. Mais à quoi bon?
Le roi a déjà sa reine. Et elle l'attend tu sais, elle attend qu'il revienne de la guerre, l'épée tachée de sang, pour qu'il puisse alors lui dire que tout ça c'est fini. Pour qu'il lui dise qu'ils se retrouvent pour ne plus jamais se quitter, que le sang de l'épée c'est celui du temps et de la distance et qu'il les a tués, parce qu'il n'en pouvait plus... Mais moi mes illusions, elles s'effondrent une à une, comme un château de cartes, tandis que leur château à eux, reste toujours intact... Intact comme on prétend l'être lorsqu'on a tout perdu.
Mais le fou, tu as voulu le garder à tes côtés. Parce que le fou, lui, il n'a personne... Il n'a rien mais la s½ur qui grimpe à ses tympans, ses guenilles de valet aux côtés des habits du roi et les quelques pièces qu'il compte et recompte, et auxquelles il prévoit renoncer pour ne serait-ce qu'un sourire... Ça n'est pas suffisant, et ça ne le sera jamais. Il n'a rien, ni même une parcelle de chance.
Il n'a rien, mais il aime... il aime beaucoup plus que tu peux aimer, il aime de tout son c½ur, il aime un roi de c½ur. Mais le fou est un valet de pique, et le roi de c½ur aime la dame de trèfle... Les cartes dont la place était autrefois gravée, et les pavés qui s'amincissent comme on taille le roc ne se consument pas, ils se détachent.
Et le château de cartes s'effondre peu à peu, le fou aussi. Ton dernier souffle n'a rien fait tenir en place, ni les créneaux ni les meurtrières. Il a tout fait tomber. Et lorsque tout autour même le pont-levis se referme comme les pétales d'une rose fanée, l'armure ou le cheval ne servent plus à rien...
Le roi a déjà sa reine. Et elle l'attend tu sais, elle attend qu'il revienne de la guerre, l'épée tachée de sang, pour qu'il puisse alors lui dire que tout ça c'est fini. Pour qu'il lui dise qu'ils se retrouvent pour ne plus jamais se quitter, que le sang de l'épée c'est celui du temps et de la distance et qu'il les a tués, parce qu'il n'en pouvait plus... Mais moi mes illusions, elles s'effondrent une à une, comme un château de cartes, tandis que leur château à eux, reste toujours intact... Intact comme on prétend l'être lorsqu'on a tout perdu.
Mais le fou, tu as voulu le garder à tes côtés. Parce que le fou, lui, il n'a personne... Il n'a rien mais la s½ur qui grimpe à ses tympans, ses guenilles de valet aux côtés des habits du roi et les quelques pièces qu'il compte et recompte, et auxquelles il prévoit renoncer pour ne serait-ce qu'un sourire... Ça n'est pas suffisant, et ça ne le sera jamais. Il n'a rien, ni même une parcelle de chance.
Il n'a rien, mais il aime... il aime beaucoup plus que tu peux aimer, il aime de tout son c½ur, il aime un roi de c½ur. Mais le fou est un valet de pique, et le roi de c½ur aime la dame de trèfle... Les cartes dont la place était autrefois gravée, et les pavés qui s'amincissent comme on taille le roc ne se consument pas, ils se détachent.
Et le château de cartes s'effondre peu à peu, le fou aussi. Ton dernier souffle n'a rien fait tenir en place, ni les créneaux ni les meurtrières. Il a tout fait tomber. Et lorsque tout autour même le pont-levis se referme comme les pétales d'une rose fanée, l'armure ou le cheval ne servent plus à rien...
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